Alter Ego – Darius – Renders/Lapière/Reynès/Benéteau

Lorsqu’aux quatre coins du monde, six individus, qu’en apparence rien ne relie, se retrouvent face à une découverte scientifique majeure, la destinée de l’humanité en est bouleversée. Car ce qu’ils découvrent n’est rien de moins qu’un secret qui met en cause notre liberté… Qu’en feront-ils ?

Une course poursuite dans les rue de Los Angeles. Un accident. Un homme cours, poursuivit par deux autres. Alors que le traqué se trouve pris dans un cul sac à l’étage d’un parking aérien, que ses deux adversaires le rattrapent armes à la main, sort de l’ombre un homme en salopette, la barbe et les cheveux grisonnant. Après deux trois paroles il s’empare de sa propre arme puis menace lui-même le pauvre fugitif… un coup de feu retentit.

Darius, car tel est le nom de l’homme à la salopette, n’est rien de mieux qu’un ancien chef de police dont la vie a basculé le jour où, s’étant assoupi au volant, il a causé l’accident ayant causé la mort de sa femme et de son fils. Il ne reprend goût à la vie que grâce à une annonce dans un journal, une offre d’emploi des plus particulières : devenir ange gardien.

Mais quel est donc ce métier qui force Darius à veiller sur un homme qu’il déteste ? Qui est son employeur et quel secret cache-t-il ? Quel rôle a cet homme dans le mystère d’alter ego ?

Ce tome de Darius est peut être mon préféré : s’il apporte quelques éléments de réponses aux questions soulevées par d’autres tomes, il nous offre surtout un personnage à la psychologie extrêmement travaillé. C’est, avant d’être une histoire de secret, l’aventure d’un rachat, le moyen pour un être homme de trouver le pardon le plus difficile à obtenir : le sien.

Si le scénario est ici exceptionnel, le niveau graphique reste le même. A force d’étudier l’ensemble des tomes, de petits défauts commencent à apparaître. Rien de grave pour quelqu’un qui, pris dans le mystère, dévore la série. Mais quiconque se penchera plus lentement sur les albums remarquera ici ou là une petite maladresse graphique : l’effet d’un travail en collaboration sur le dessin je présume.

Il ne reste plus que Jonas et Noah pour faire un point sur l’ensemble. Au risque de me répéter, allez chez votre libraire !

Alter Ego, Darius.
Scénario : Renders/Lapière
Dessin : Reynès/Benéteau

11 € 95

Corwen

About Corwen

Entre droit, sciences, lettres, sport et musique, Corwen – ou Coco – se rapproche de l’homme du courant humaniste : celui qui a soif de savoir. Certains disent de manière plus terre à terre « touche à tout »… Chroniqueur tant en SFF que BD depuis 2009, grand amateur (et connaisseur) de Tolkien, Corwen ne cherche qu’une chose : se faire plaisir en faisant plaisir…