« Quand la compagnie la moins douée de la fantasy doit empêcher une guerre entre tous les peuples, le monde a vraiment besoin d’être sauvé »
Voilà une phrase qu’il faut contredire : nous n’arrêtons pas de dire que la compagnie de Naheulbeuk est nulle, mais il faut reconnaitre qu’elle est plutôt douée. Ai nous faisons une comparaison entre ce qu’elle affronte, le niveau de ses membres et leur réussite, ce sont même les meilleurs non ? D’autres compagnies composées de grands mages, de puissants guerriers, de prince et de roi parfois ne réussissent pas mieux.
Cette fois la compagnie des Fiers de la Hache – même si le nom n’est que temporaire, nous utiliserons celui-ci – s’engage sur un chemin périlleux : celui de la guerre. Alors que l’Elfe prend le titre de Selenia III et commence son règne sur le peuple des Sylvains, les différents peuples de la Terre de Fangh s’affrontent. Mais pourtant personne n’a déclaré la guerre à personne. Afin de sauver la paix, un conseil est organisé à la Tour de Suak et les dirigeants de tous les peuples doivent s’y retrouver.
Donc en toute logique, l’Elfe doit y aller. Et comme la compagnie des Fiers de la Hache a été promu – pour ne pas faire pleurer sa Blondeur – escorte royale, celle-ci s’y rend aussi. Le ranger étant maintenant clipitaine, le nain sargent, le barbare occupant la fonction de « maître d’arme » et le magicienne étant conseillère en magie (ne cherchez pas, Gluby et l’Ogre n’obtiennent aucune fonction particulière) c’est une compagnie valeureuse et enfin reconnu dans la Terre de Fangh que nous suivront. Mais, au vu de leurs actions, il est possible de se demander s’ils ont réellement le niveau 4…
John Lang signe ici un nouveau roman pour l’univers du Donjon de Naheulbeuk. Après un Tome 2 récompensé par le prix Merlin, l’auteur réitère dans le même style. Mais il construit un peu mieux son scénario : alors que le l’Orbe de Xarax ressemblait plus un enchainement malchanceux (pour la compagnie) de situations dangereuses, le Conseil de Suak instaure une ambiance et un mystère appréciable. Il est assez agréable de voir nos héros enfin réussirent ce qu’ils entreprennent…
D’un point de vu littéraire, rien ne change : le style d’écriture, l’humour, l’ambiance restent les mêmes. Pour notre plus grand plaisir, nous avons là un ouvrage fidèle à lui-même : vous saurez quoi y trouver pour vous détendre entre Tolkien et Martin.
Corwen
A PARAÎTRE LE 15 JUIN 2011
Le Conseil de Suak
Le Donjon de Naheulbeuk T3
John Lang
Editons Octobre
20 €
J’aime beaucoup cette chronique