Les groupes mexicains dont les albums parviennent jusqu’en France ne sont pas légion. Il est donc assez intéressant de poser une oreille sur celui de Zombiefication, en sachant, que là-bas, le metal extrême est sans doute ce qui anime le plus l’underground local.
Il suffit de jeter une oreille sur ce Midnight Stench pour se rendre compte que, passé le côté exotique, les morceaux tiennent parfaitement bien la route et n’ont rien à envier à ceux des groupes américains ou européens. En effet, lorsqu’il s’agit de mettre en place un death épais, lourd, puissant et dévastateur, Zombiefication sait fait parler la poudre. Dignes héritiers d’Entombed ou Dismember, les Mexicains nous assènent une mixture gorgée de Mezcal et de Tequila, avec une bonne dose de sang pour assaisonner le tout. Car ici, tout est tendu vers un unique but : l’efficacité. Tout au long des neuf titres qui oscillent entre quatre minutes et cinq minutes trente, le groupe développe des riffs assassins, soutenus par une production épaisse comme le soleil du pays.
Rien n’est très original, mais tellement bien mis en place que Midnight Stench frappe là où ça fait mal. Il suffit d’écouter des titres tels que : « Anthem the Deathmarch », « Necrombulatory » ou « Jacko’s Funeral Pyre » pour s’en persuader.
ZOMBIEFICATION
Midnight Stench
Osmose
2011