EA a longtemps été critiqué par les joueurs pour son manque de créativité, préférant user les licences achetées à des studios indépendants (voire même en rachetant les studios avec les licences qu’ils ont crées) en sortant des suites et des suites de jeux vidéo à succès. Mais aujourd’hui tout cela a bien changé. Peut être que perdre sa place de leader mondial du jeu vidéo face à l’alliance Activision-Blizzard n’aura pas fait que du tort a EA. En tout cas on ne peut que se féliciter d’un tel changement d’optique de la part du géant américain tant certaines de ses dernières productions sont originales. Et c’est le cas de Mirror’s edge.
Ce jeu, développé par Dice (aussi a l’origine de la série Battlefield), n’est disponible pour l’instant que sur Xbox360 et PS3 et sortira sur PC le 15 Janvier. Il s’agit d’un jeu d’un nouveau genre, mêlant avec talent plateforme et vue à la première personne. A l’heure actuelle les versions Xbox et Playstation sont quasiment identiques, ce test est donc valable pour les deux versions.
L’action se déroule dans un monde où la circulation de l’information est complètement contrôlée par le gouvernement en place et donc le seul moyen de faire circuler des messages sans qu’ils ne soient interceptés est d’utiliser des Runners. Sorte de messagers acrobates qui transmettent les messages « à l’ancienne », de la main de l’expéditeur à la main du destinataire en essayant d’éviter la police par tout les moyens possibles. Et l’héroïne de ce jeu est Faith, runner recherchée par la police pour un crime qu’elle n’a pas commis. Scénario des plus classiques voire même des plus quelconques mais là n’est pas le point fort du jeu.
Ici tout à été mis en œuvre pour rendre le jeu le plus immersif possible. La ville dans laquelle évolue Faith est magnifique, le design et les couleurs sont très recherchés et l’ambiance qu’il s’en dégage est à la fois atypique et très prenante, tout comme le reste du jeu. D’un point de vue gameplay : le principal objectif est de courir sur les toits de la ville en enchainant les acrobaties afin d’éviter la police (qui tire à vue et sans sommation, bien entendu) et toute l’action va se réaliser en vue à la première personne.
De plus, là ou les développeurs de Dice ont frappé très fort c’est que même après de longues heures à enchainer glissades, sauts périlleux entre les immeubles et cascades en tout genre, on a toujours pas vomi son quatre heures. L’action est intense mais tous les mouvements restent fluides et on se sent comme grisé par la vitesse et l’enchainement des sauts entre les toits des buildings. A aucun moment on ne se sent gêné par la vue subjective, ni par les commandes qui sont parfaitement adaptées et très intuitives (et tout aussi déroutantes que le reste du jeu lorsque l’on joue pour la première fois, heureusement qu’il y a un niveau didacticiel afin de se familiariser avec les commandes).
Alors une totale réussite ?
Et non. Il y a évidemment quelques points noirs au tableau. Il est possible de désarmer les ennemis qu’on rencontre et d’utiliser leurs armes comme dans un FPS
classique mais c’est très imprécis, on se sent lourd et maladroit avec une arme. Les phases de tir ne sont vraiment pas un point fort du jeu et peuvent heureusement être évitées dans la plupart des cas.
Ensuite, autre problème qui pourrait en gêner certains : On meurt très très souvent ! En effet le jeu possède le défaut typique d’un jeu de plateforme classique : certains passages sont meurtriers ; les mouvements doivent être exécuté avec la plus grande précision si l’on ne veut pas tomber dans le vide et mourir… et recommencer encore, encore, et encore, jusqu’à ce que ça passe. Dans ce jeu on apprend grâce à l’échec : Si vous prenez le mauvais itinéraire vous mourrez, si vous sautez mal vous mourrez, si vous n’êtes pas assez rapide vous mourrez. Assez contraignant. Et d’ailleurs cela découle d’un autre problème important du jeu : malgré une apparente liberté de mouvement, le jeu est très linéaire : il n’y a généralement qu’un seul chemin possible pour avancer. Très souvent le chemin est clairement indiqué par une sorte de fil conducteur Rouge intégré aux décors (qu’il est possible de désactiver), cela permet de suivre sa route aisément lors des phases d’action pure du jeu, et de temps en temps il est nécessaire de chercher quelques minutes la route à suivre. Mais dans tous les cas au final vous prendrez le même chemin que tous les autres joueurs qui ont acheté Mirror’s Edge. Dommage. Et cela réduit énormément la durée de vie du jeu. Peut être qu’avec quelques passages alternatifs et une liberté un peu plus grande on aurait eu envie de recommencer le jeu une fois fini.
En résumé :
Un jeu magnifique, très original du point de vue de la mise en scène (parce que le scénario est vraiment moyen), un gameplay sans faille et très intuitif. Quelques défauts qui peuvent en énerver certains (mais rien de dramatique) ainsi qu’une durée de vie un peu limitée (environ 7h pour finir l’aventure et vous n’y rejouerai surement pas). Mais Mirror’s Edge reste une véritable expérience à tenter pour les joueurs à la recherche de quelque chose de différent. Félicitations, un nouveau genre de jeu est né, il ne reste qu’à le peaufiner.
Charly
Un jeu pour le moins orignal..; Un jeu de plate-forme en vue subjective, il fallait oser…
Pour ma part, l’utilisation d’arme n’est pas souhaitée dans le cadre de l’histoire, c’est pourquoi elle est si imprécise, et cela colle au personnage et à l’ambiance.
Quand aux trajets, nous ne sommes pas vraiment dans des couloirs, il m’est arrivé de me planter de chemin et de tourner un peu avant de réussir à m’en sortir, disons des couloirs mais avec parfois de petites options (mineures je l’avoue, surtout si l’on cherche à faire un score de temps). Vous aurez parfois la possibilité de passer sur un côté ou au dessus d’un obstacle ou alors monter par l’escalier au lieu d’escalader une façade… Bref, selon votre compétence en « Yamakasi » vous pourrez tenter le plus rapide ou prendre l’option moins fun, mais plus facile, celle de secours quoi…
Des modes courses dans des univers abstraits ont étés ajoutés depuis la publication de cet article, qui apporte un peu de chalenge, mais ne m’ont pas passionné… Il faut dire que le scénario est plutôt bien structuré dans le jeu, et le stress durantkes phases de jeu collent bien à cette utopie que l’on tente de faire chanceler…
Un bon jeu qui demandera une bonne phase d’apprentissage avant de prendre du pur plaisir…
Malgré le l’accueil mitigé du jeu par le public, une suite est toujours prévue quelque part au fond d’un studio de développement…