La science-fiction n’est plus forcément le cheval de bataille de Bragelonne mais de temps en temps ils nous proposent quelques perles et la saga de Kevin J. Anderson en fait sans conteste partie. Trop souvent en science-fiction je me suis trouvé face à des romans assez hermétique, où la science prend largement le pas sur les aspects aventureux que cela pourrait donner. Personnellement je trouve cela dommage mais après tout, il en faut pour tous les goûts… Au demeurant le space-opera reste un genre particulièrement agréable à lire.
La couverture signée Sarry Long, illustrateur reconnu pour son travail en matière de science-fiction, est représentative de ce que doit très exactement être une couverture de roman de science-fiction : flamboyante. Et là, rien à redire sur ce travail puisque je suis immédiatement entré dans l’univers de l’auteur. Cette station spatiale est absolument sublime, il n’y a rien d’autre à dire.
Les hydrogues ont été vaincus. Mais les différentes factions sortent difficilement de l’épreuve et d’autres conflits se préparent. Le cruel président de la Hanse, Basil Wenceslas, s’efforce d’écraser la nouvelle Confédération menée par le jeune roi rebelle, Peter. Des robots klikiss continuent leurs ravages sur des planètes sans défense. Et leurs créateurs, les Klikiss eux-mêmes, qu’on avait cru éteints depuis longtemps, sont réapparus avec l’intention de reconquérir leurs mondes.
Plus menaçants encore, les faeros, des entités élémentales aussi terrifiantes que versatiles, se sont joints à un Ildiran dément pour déclarer la guerre à toute autre forme de vie.
Alors que l’espoir semblait renaître du côté des humains et de leurs alliés, ils risquent maintenant d’être engouffrés dans l’embrasement général…
Je dois reconnaître qu’il n’est pas forcément simple de commencer une série de science-fiction au long cours comme celle-ci, surtout au tome 6. Et pourtant je suis rapidement rentré dans le bain, l’auteur facilitant la prise en route du train par une longue explication de ce qui s’est déroulé dans les tomes précédents. Cela m’a réellement aidé à remettre les choses en place et m’a donc permis de suivre au mieux le roman dès le début. Rien à redire sur la mise en situation du lecteur.
Du point de vue scénaristique je dois dire que je ne me suis pas ennuyé à un seul moment. Les changements de lieux et de personnages à chaque chapitre font évoluer le tout au sein d’une trame d’une ampleur impressionnante. Car l’histoire de la Saga des Sept Soleils est particulièrement complexe. Le lecteur ne devra pas s’attendre à une suite de combats spatiaux sans queue ni tête, ni à retrouver les personnages dans des situations rocambolesques sans raisons. Ici la géopolitique des empires spatiaux, les enquêtes archéologiques, les découvertes scientifiques ont autant d’importance que les combats.
La traduction de Laurent Genefort est réellement impeccable de bout en bout, peu de coquilles sont à déplorer et finalement voir un de nos auteurs français les plus connus traduire un grand de la science-fiction anglo-saxonne est un réel plaisir.
Kevin J. Anderson nous propose un roman de SF complet, bien monté d’un point de vue scénaristique, avec des personnages récurrents et forts. J’ai réellement pris plaisir à découvrir ce sixième tome et finalement j’ai décidé de me lancer dans la série complète car celle-ci promet de devenir un vrai monument de la science-fiction. Affaire à suivre donc, avec bientôt la chronique de L’Empire caché, premier opus des Sept Soleils !
Un Essaim d’Acier
La Saga des Sept Soleils T6
Kevin J. Anderson
Bragelonne
25 €