Si ce premier album d’Old Silver Key rassemble des musiciens reconnus (quatre sont issus de Drukh et le dernier est Neige d’Alcest), cela n’en fait pas pour autant une œuvre totalement aboutie.
En effet, il est bien difficile d’aborder un tel album, tant il semble effleurer les notions, les émotions et les ambiances que ses auteurs ont voulu mettre en place. Certes, on peut aimer ces morceaux planants, post-core et teintés de rock, mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne vont jamais au fond des choses. D’où vient cette sensation ? Sans doute déjà d’une production trop légère et moins profonde qu’elle aurait dû. Ainsi, sur « November Night Insomnia » et « Ninetine Winters Far Away From Home », on a l’impression que ces titres un peu plus enlevés que les autres auraient mérité des guitares plus appuyées afin de se démarquer du reste de l’album. Evidemment, nous ne sommes pas dans le black atmosphérique de Drukh, mais plus dans les harmonies d’Alcest, avec parfois une touche dark pop (« Star Catcher », « Burnt Letters ») peu enthousiasmante.
Au final, bien peu de choses à sauver de ce naufrage qui plaira sans doute à certaines adolescentes en mal de musique susceptible d’illustrer le dernier roman bit-lit à la mode. Malheureusement à oublier.
OLD SILVER KEY
Tales Of Wanderings
Season Of Mist
2011