L’Aigle noir n’est pas un de ces romans qui vous laisse un souvenir impérissable, mais il reste cependant d’une lecture agréable et rapide. C’est le genre de roman qui fait passer un long voyage en train plus rapidement, ou qui égaie un après-midi pluvieux et ennuyeux. Bref, c’est un roman divertissant, à réserver cependant aux plus fleur bleue d’entre nous !
La quatrième de couverture, que je vous livre ci-dessous, offre à mes yeux un bon aperçu du roman dans son ensemble :
En 793, il vint en Angleterre chercher un trésor. Deux cents ans plus tard, il trouvait cette femme…
1905. Ivo de Vassy est un courageux guerrier connu pour sa force et son intégrité. Il est aussi un homme qui cache un terrible secret. Il y a bien longtemps, il faisait partie d’un groupe de Vikings sur lesquels une maléfique sorcière a jeté un sort les condamnant à vivre sous deux apparences : mi-homme, mi-bête. Aigle le jour, homme la nuit, Ivar mène une existence bien solitaire jusqu’à ce que le roi lui ordonne de se marier… Lady Alaida a toutes les qualités qu’un homme attend d’une femme, sauf une : la docilité.
Des guerriers maudits, une sorcière maléfique, un héros charismatique et torturé, une belle jeune femme au caractère bien trempé, et une histoire d’amour que l’on devine impossible… Tels sont les éléments clés de ce premier tome. Malgré quelques clichés et un scénario qui se révèle prévisible, Lisa Hendrix, présentée par l’éditeur comme excellant dans l’écriture de romances paranormales historiques, réussit à nous plonger dans son univers. En effet, on arrive sans aucun mal à croire à la malédiction pesant sur Ivo de Vassy et ses compagnons. On rentre très rapidement dans l’histoire même si je déplore un rythme quelque peu répétitif, et des passages presque redondants : l’alternance jour/nuit n’est pas toujours pertinente et risque de lasser les lecteurs amateurs de retournements de situation.
Mais ces quelques points négatifs n’enlèvent en rien le talent d’écriture indéniable de Lisa Hendrix ! Elle a à mes yeux su créer un univers qui n’appartient qu’à elle, l’Angleterre moyenâgeuse et le monde abrupt des guerriers vikings étant ici en parfaite osmose. Alors que les deux mondes pourraient paraître complètement opposés de prime abord, elle a réussi à combiner les deux de manière très naturelle. Étonnamment, l’évolution de la relation qui existe entre Ivo de Vassy et Lady Alaida paraît elle aussi très naturelle, alors qu’au départ, tout oppose ces deux personnages. La description de la gestion du domaine est très réaliste, on s’attache très vite aux personnages et à leur quotidien. Je crois d’ailleurs que c’est ce qui rend ce roman si agréable : l’auteure croit à ce qu’elle raconte, prend visiblement du plaisir à relater le quotidien de ses personnages, du coup le lecteur se prend lui aussi au jeu et plonge dans l’histoire. J’ai également apprécié le soin tout particulier apporté aux personnages secondaires… D’ailleurs, pas si secondaires que cela puisque L’Aigle noir n’est que le premier tome de la série des Guerriers Maudits.
Pour finir, même si L’Aigle noir est loin d’être transcendant, ce fut un roman d’une lecture agréable, et j’attends les tomes suivants pour confirmer – ou non- ma première impression plutôt positive des Guerriers Maudits.
L’Aigle noir
Les Guerriers maudits T1
Lisa Hendrix
J’ai lu pour elle
Collection Crépuscule
7,40 €